Je suis de la race des Faibles. De ceux qui se plaignent tout le temps lorsqu'ils ont un petit bobo, une petite crampe dans la jambe, un petit mal de dos.
Pas très grand à la base, certains pourraient dire que je suis gringalet. Pas de gras pour rembourer en cas de chocs, mais pas de muscles non plus pour soulever des trucs trop lourd.
Techniquement, ma faiblesse physique pourrait me rendre totalement inutile en cas de besoin d'homme fort.
Donc si vous vous imaginez le grand mec bronzé et musclé qui caracole sur la plage à la recherche d'une proie, ca ne sera pas moi. Au contraire.
A defaut de faire jouer mes muscles pour arriver à mes fins, j'ai appris a me servir de mon cerveau et ma jactence providencielle. J'ai remarqué que visuellement, ca ne tape pas trop à l'oeil. Mais une fois le contact etabli, il est plus facile d'utiliser son vocabulaire que de faire rouler ses muscles. Enfin ca depend de la personne d'en face. Et de ce qu'on veut de cette personne. Et de ce que cette personne veut de nous.
Allons bon, je m'egard.
Oubliez de ce que je viens de dire. Je suis un faible donc. Damned. J'ai mal au coude dès que je souleve un parpin, et mon dos est en ruine pendant 3 jours pour le moindre petit effort.
Briller en société par le charisme est une chose. Vivre dans un corp de fillette en est une autre.
Prenons nous en mains, Damned!
Samedi, 9h. ma charmante collocatrice et moi meme decidons de commencer une therapie afin de remettre notre systeme musculaire au top. J'ai donc accpté de faire un truc que je conspue depuis des annees: faire de la musculation. Rien que l'idee me fait fuire. Mais face à l'evidence de ma faiblesse ridicule, je me suis donc obligé à accompagner la Miss dans la salle de torture.
Et c'est parti. 30 flexions avec cet appareil, 25 autres avec ce bidule, 20 tractions avec ce truc horrible, 10 extentions avec ce machin affreux... (oui je sais ca diminue...)
Je suis chaud la.
Qu'elle idee de vouloir avoir du muscle. c'est debile. La, on commence à regretter la decision d'etre venue. Mais en fait ce n'est rien comparé à la suite.
Apres une petite heure dans la salle de torture, je fini la matiné par quelques longueures de piscine.
La bonne douche salvatrice me conduira directement à la sieste. La journee sera ensuite occupé par une sortie culturel avec ma charmante collocatrice... histoire de profiter de notre WE pour sortir enfin de chez nous. On oublie sa matinée laborieuse.
Mais.
Mais voila. Le reveil le lendemain est à la hauteur de mes esperances: mon corps s'est transformé en une gigantesque courbature indelebile. Le moindre mouvemement inflige à mon systeme nerveux une douleur innommable, confirmant ainsi la folie de ma decision de vouloir faire de la muscu.
Fou que je suis.
Aller, Dimanche matin, on retourne dans la salle de torture. Histoire d'avoir vraiment mal. Pour toute la semaine.
tom, retraité.

