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Pour ceux qui n'ont pas suivit l'activité de se blog depuis plusieurs mois, vous ignorez peut être un fait d'importance majeur dans la vie de votre termite préféré: J'ai un Jardin. Je radote? ah...
Outre les travaux majeur de restructuration d'une partie du-dit jardin pour en faire un havre de paix pour papillionidae et nymphalidae de tous genres, j'ai aussi amenagé un petit coin potager. Un désir soudain qui prend un sens particulier quand on sait que je viens d'un patelin paumé, et elevé avec les tomates, haricots et courgettes fraiches du potager de mes géniteurs. Loués soit-ils.
Or, voila des années que j'ai vécu en appartement et à defaut d'avoir un potager, on se contentait d'un petit pied de basilique, cible preferé d'acariens basilicocides locaux. Mais ce temps est révolu. place au potager de luxe. hum... enfin, d'un petit bout de sable avec des légume qui tentent vainement de pousser dessus, malgré toute l'attention qu'on leur porte.
Basilique, Origan, romarin pour les plaisir gustatifs et Melon et pastèque pour le fun (oui parce que le melon, on en trouve pour pas chère en fait...). Mon pied de melon nous avait fait une pousse fulgurante, commençant à fleurir de partout et promettant des futurs delices. Malheureusement, la semaine dernière, en l'espace de 2 jours, j'ai vu mon magnifique cucurbitacé se transformer en squelette rachitique indescriptible. Snif. La larme à l'oeil, je cherche le responsable de ce légumicide sans nom et je decouvre ceci:

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J'ouvre le petit abris et observe d'un oeil sévère le malotru phytophage:

Son petit nom: Diaphania hyalinata (Lepidoptera, Pyralidae), plus connu sous le nom de Melonworm. La larve de ce petit papillon nuisible adore devorer tout ce qui appartient à la famille des cucurbitacés et après quelques recherches j'ai compris que faire pousser du melon en floride sans l'utilisation de pesticides était une chose totalement impossible, vu que cet insecte est localement responsable en majorité de la plus grosse perte de la production de concombre, melon et autres. Bref, me voici armé d'un pulverisateur, et me voila à rependre du Bt sur le reste de mon plan (qui a reprit du poil de la bête depuis d'ailleur).
Voila donc pour la petite histoire, mais j'ai eut l'occasion d'observer l'insecte de plus prêt (merci le materiel du labo...) et j'en profite pour vous faire un petit cours sur la physiologie des insectes. Les insectes ont, contrairement aux vertébrés, une cavité generale contenant tous les organes et baignant dans l'hémolymphe. Chez l'insecte, l'hémolymphe est un peu l'équivalent du sang chez nous, car il permet de transporter nutriments, gaz et dechets et permet à l'insecte d'avoir une physiologie fonctionnelle. Cependant, l'hémolymphe ne circule pas dans des vaisseaux, mais remplie la cavité générale (appellée Hémocoele). Je rappel que les insectes ont le systeme nerveux situé ventralement et non dorsalement comme nous. Pour permettre à l'hémolymphe de circuler dans l'hémocoele et ainsi transporter les nutriments et gaz aux differents endroits du corps, il existe une sorte de tube au niveau dorsal qu'on appel par analogie, "le Coeur". Ce tube possède des ostioles (valvules par analogie) et va faire un mouvement peristaltique pour faire circuler l'hémolymphe dans tous l'abdomène et le thorax. Bien sur, la contraction des muscles circulaires de ce tube n'a rien à voir avec le coeur chez les vertébrés, mais la fonction est assez similaire. J'ai donc pu capturer sous le microscope le mouvement persistaltique du coeur de Diaphania hyalinata et qui résume assez bien ce que je viens de dire finalement...
J'aurai peut être pas de melon mais j'aurai une jolie video du systeme circulatoire chez les insectes, toujours possible d'utiliser si un jour je suis amené à faire de l'enseignement... (on ne sait jamais...)
tom, Bt with caution.
He bien, oui. Lorsque j'ai choppé cet insecte et qu'on s'est regardé droit dans les yeux, je me suis dit: whoooaaa on dirait une boule à facette, comme dans le film avec les BeeGees*...

C'est donc avec emerveillement que j'ai pu contempler les motifs arc-en-ciel des yeux composé de notre ami le Taon (Diptera:Tabanidae, tabanus sp.). Cet article fait donc un bref retour aux origines de ce blog: la vie entomologique locale.
Le Taon se dit "Horse Fly" ici. Je n'ai jamais trop su si c'est parce que c'est sur les chevaux que le taon preferait se poser pour son repas ou si c'est parce que c'est une mouche d'un fort beau gabari. Certes oui, le Taon local peut depasser les 4cm, ce qui fait tout de même une belle bête. Le taon fait parti de ces diptères qui, une fois adulte à besoin du sang d'un hote (mammifère si possible) pour completer la maturation des oeufs. Donc oui, encore une fois, ce sont encore les femelles qui piquent.

Quoique le terme "piquer" n'est pas approprié pour les Tabanidae. En effet, la femelle taon se pose en surface et utilise son proboscis équipé de mandibules modifiées et acérées en lame effilées pour tailler dans le gras et relacher un peu de salive pour liquefier au maximum le sang prêt à jallir. On appel ça la telmophagie. Effusion de sang, c'est une vrai boucherie, le taon en profite pour sucer cette mini-mare hemoglobinique et se fait la malle avec suffisement de protéines pour sa futur ponte (100-180 oeufs).
Pas étonnant qu'une piqure de taon est bien plus douloureuse que la piqure de moustique. Et en plus d'être douloureux et selon les régions du globe, le piqure de taon peut transmettre certaines maladies peu recommandable. L'anemie Equine, certaines fillariasis, le tularemia et plein d'autres trucs crades.
Une sale bête quoi.
tom, t'as de beaux yeux tu sais...
*(et Travolta, oui je sais aussi...)



