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29 janvier 2007 1 29 /01 /janvier /2007 04:45

Si vous suivez ce blog depuis quelques temps, vous n'êtes pas sans savoir que ma Charming Roomate a la ferme intention de trouver une petite maison pour elle (nous), afin d'avoir son petit chez soi, tranquille et personnel, loin de la vie d'appartement.  Rappellez vous: ici.

Ainsi, depuis deux mois, on part les WeekEnd en quête de la maison du bonheur, avec des critères assez rigoureux tels que: en bon état, pas bouffé par les termites, le toit sans fuites et surtout surtout surtout, pas cher. C'est là que le bât blesse: l'immobilier est intelorablement cher, de quoi s'endetter à vie pour une cabane en bois.

Pour ceux ici qui me voient deja piégé et la bague au doigt, je tiens à les rassurer: je joue encore et toujours le parasite de service: je squatte la situation, avec consentement de la Charming Roomate en question, moyennant loyer raisonnable. Je ne signerai donc rien en bas de quelque papier que ce soi. soit.

Pour ceux qui ne me connaissent pas, je tiens à signaler que je suis bel et bien un morpion qui profite de la situation du mieux que faire se peu. Toujours avec le consentement de la personne sus-nommée. Et je rappel que je fais aussi la cuisine, la vaisselle, le menage et même la léssive (reussi avec brio ce WE).

Bref passons.

Revenons en à la chose dont je voulais vous parler. Nous allons donc les WE visiter des maisons pour pouvoir choisir celle qui conviendra le mieux au compromis Confort/Compte en banque. Chose à savoir, en ce moment, le marché de l'immobilier en Floride est un peu en crise: dans chaque rue, il y a entre 2 à 8 maison à vendre.

Après avoir donc visité quelques maisons au programme de la journée, en compagnie de l'agent immobilier qui s'occupe de ma Charming Roomate, on passera quelques heure à sillonner les rues afin de se faire une idée de ce qui est proposé à la vente. Ca fait une petite ballade tranquile.

Seulement, aujourd'hui, j'ai remarqué une chose assez perturbante. On passe d'un quartier à un autre et on s'appercoit alors de la ségrégation des gens dans tel ou tel quartier. Par exemple, A, B et C sont 3 quartiers qui se touchent,  Le quartier A sera entierement habité par des Blancs, le quartier B entierement par des Noirs,  Le quartier C entierement par des Latinos.

Après être passé dans pas mal de rue, on s'appercoit de cette ségrégation par "couleur" de peau, d'un niveau social plus ou moins équivalent. Il semblerait que cette séparation ne soit pas forcée, mais plutot volontaire et dans un cercle vicieux. En effet, une fois le processus de segretation volontaire (dans chaque "camps") lancé, on se retrouve avec des quartiers entierement composés d'une population et forcement, on se retrouve dans une situation ou peu de gens A voudront s'installer dans un quartier entierement B ou C, et reciproque pour B et C.

Donc voila, je ne juge pas, je constate. Les gens se regroupent entre eux. Et je reste perplexe. 

Puisque j'ai dans ma famille un melange d'un peu de tout, j'avoue avoir passé depuis longtemps le stade de voir la difference de quelqu'un en regardant simplement la couleur de peau ou autres trucs du genre.  J'étais donc arrivé ici, tout candide sur le fait que tout le monde vive ensemble, sans distinction particuliere sur l'origine. Eh bien non.

Les gens restent entre eux.

A croire qu'il faudra attendre encore un siècle ou deux avant que les sequelles de la discrimination raciale disparaissent.

Ou alors, il y a un autre truc. Allez savoir.

tom, bof.

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Published by tom - dans le pire US
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commentaires

Q1 30/01/2007 23:19

C'est pas parce qu'on est différents qu'on est plus intelligents :)

Talo 29/01/2007 21:03

Quand j'ai passé quelques mois aux US, en californie je me suis apperçue des cette situations en vivant chez des indous. Dans ce que l'on pourrait appeler un quartier réservé essentiellement au latinos. Je n'ai jamais eu aucun soucis, meme en rentrant tard le soir et passant le plus clair de mon temps à pied. Souvent les taxis se demandait comment je faisait, si je n'avais pas peur.
Le quartier était calme et les gens plutot sympa. Mais j'étais une blanche dans un quartier latinos et ca ne passait pas inapperçue.

tom-le-termite 29/01/2007 15:50

arthas: tu rigoles? je veux pas vivre entouré de gens comme ça. 1 à la maison, ça suffit ;)

Jack: oui je vois tres bien ce dont tu parles. Justement, dans mon cas, la situation est differente, si tu me lis bien je dis: "d'un niveau social plus ou moins équivalent".

C'est justement parce que j'ai parcouru tous ces "middle class neighborhood" que j'ai pu m'appercevoir que avec un meme niveau de vie, il a quand même cette separation des populations.

Je n'aurais pas fait cette article si la situation etait telle que tu la decrit. Ce que tu me dit d'ailleur est parfois tres representatif de la societe americaine (malheureusement). Mais dans mon cas, il semble que ce soit different.

tlt.

Arthasocio-Quoi? 29/01/2007 11:22

Y'a pas des quartiers réservés aux entomologistes d'origine française-fan de JdS-accompagné d'une charming roomate blonde qu'il parasite ?

jack - socio de comptoir 29/01/2007 07:34

houla !! vaste debat ... mais je suis relativement d'accord avec toi ... a part peut-etre pour le volontarisme de la chose : je vois plus ca comme une segregation de "classe" (ca y est le terme est lance ... en plus ca va me permettre de faire de la sociologie de comptoir ... hips !).

Je m'explique les blancs constituent "majoritairement" les classes aisees, les noirs payent encore le contre-coup de la segregation et avec les latinos (immigres "recemment" arrives dans le pays), ils constituent les classes pauvres ... ajoutons a cela une touche de communautarisme (ou d'homogamie si t'es biologiste) et on se retrouve avec ses quartiers tres nettement separes ...

2 exemples (en ce moment, je fais dans le commentaire long, je m'en excuse)

1/ Manhattan : pour faire simple, les blancs habitent dans le sud de l'ile, dans les quartiers sympas, chics (et donc chers) et les immigres (ou classes pauvres) sont repousses toujours plus haut vers le Nord ... que ce soit Harlem ou maintenant le Bronx, depuis que la gentrification (= embourgeoisement) gagne progressivement Harlem, les immeubles sont renoves, les loyers augmentent et les classes pauvres sont "ejectes" hors de leur quartier pour la simple raison qu'ils ne peuvent plus y payer le loyer ... apres, se rajoutent a cela un effet communautaire, ou les gens se rassemblent pour des raisons linguistiques et culturelles que ce soit Spanish Harlem pour les latinos, Astoria (Queens) pour les grecs, Greenpoint (Brooklyn) pour les Tcheques et les Polonais, Coney Island (brooklyn) pour les russes, etc. Il suffit de prendre le metro qui traverse Manhattan du Sud au Nord (ou inversement selon votre preference) pour le constater : au Nord de l'ile le metro est plein de gens de couleurs, au fur et a mesure qu'il descend vers le Sud, la tendance s'inverse, arrive vers le Sud de Manhattan, les voyageurs sont principalement des blancs.

2/ Meme constatation pour le Texas, dans ma petite ville universitaire ... sur le campus meme, je m'etais fait la reflexion sur la repartition des boulots en fonction de l'origine ethnique : les blancs sont dans les bureaux, les blacks font le menage dans les batiments ou font la securite et les latinos font soit du secretariat soit s'occupent des pelouses ... c'est tres caricaturale bien sur dans la mesure ou c'est jamais 100%, mais quand meme a la longue, sans faire de statistiques, c'est l'impression qui s'impose ...

enfin voila pour mes 2 centimes ... et bon courage et bonne chance a vous dans vos recherches (professionnelles ou domestiques) ; ]

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