Il faut se rendre à l'évidence...
Ces 2 derniers mois ont brillé par leur silence bloguesque. En tout cas, c'est une réalité que je réalise ce soir en écrivant ces lignes, le rendez-vous qui, fut un temps, était quasi quotidien est devenu à peine bimensuel, avec, de plus est, un manque de contenu affligeant. Ma logorrhée, qui fut un temps si fluide, ressemble désormais à un fleuve à sec, une rivière boueuse, un ruisseau vaseux, un triste source tarie.
C'est la débandade, c'est Alamo... rien ne va plus, les jeux sont fait.
Il faut expliquer ce phenomène par plusieurs raisons majeurs. Que je m'empresse de résumer afin que le quidam-lecteur-fidèle-et-assidu puisse retrouver ses repères. Non mais oh.
1-Je suis rentré dans la dernière ligne droite de ma thèse. Je fais mes dernieres observations, je redige, je corrige, je lis enormement... La réalité étudiante et academique ont donc rattrappé l'insouciance de ces 4 dernières années et il faut avouer que quand je rentre le soir, la motivation n'est plus vraiment au rendez vous pour épancher mon verbe sur ces pages virtuelle.
2-La routine de ma vie actuelle, bien que loin d'être desagréable, a eu la facheuse consequence de m'empecher de vivre des choses nouvelles, des histoires interessantes, des aventures abracadabrantesque, bref... je n'ai pas eu réelement grand chose à dire. C'est un peu le Métro-boulo-dodo mode, et je doute que dire si j'ai mangé une pomme à midi passionnera les foules (en délire, ou pas).
3-La combinaison de ces 2 facteurs me font donc dire que, non seulement en ce moment je n'ai pas grand chose à dire, mais en plus, si j'avais quelque chose à vous dire, je n'aurai même pas la motivation de vous le dire. Tout un programme.
Paradoxalement, ma conscience bloguesque me pousse ce soir à venir écrire ces lignes pour vous faire un rapport concis de ce que je pense du fait que je ne dit rien en ce moment. Et ce, malgré le fait que je vous le dise quand même. (si vous reussissez à donner un sens à la succession de mots qui prècéde,nt bravo, parce que moi même, j'avoue ne pas trop savoir).
Du coup, je vais citer Franquin: "Ne pas confondre -Mine de rien et Gisement épuisé-."
tom, speechless.